A l’occasion du Conseil Municipal du 27 avril dernier, les élus ont débattu sur les conditions de remboursement de frais de mandat et tout particulièrement des frais de représentation de madame le Maire, présentés dans une délibération.
Nous, élus de la minorité, avons exprimé notre désaccord d’intégrer dans ces frais de représentation, des remboursements liés à l’entretien du véhicule personnel de madame le Maire (essence, entretien, réparations et équipements). Nous avons également demandé à Dominique Le Meur, maire de notre commune, si elle avait déjà bénéficié ou comptait activer ce dispositif, alors que ces frais sont déjà compris dans les remboursements des frais kilométriques. Notre collègue se référait alors à des remboursements de frais figurant dans un compte-rendu du conseil municipal du 24 mars 2025, document qui est accessible par tous sur le site internet de la commune.
Passablement agacée par nos questions, elle nous a répondu avec énervement et agressivité, nous rétorquant de lui apporter des preuves d’accusations que nous ne portions pourtant pas.
Pourquoi une telle agressivité face à une simple question de précision d’un élu de la minorité ?
Il va falloir que madame le Maire s’habitue à nos interpellations, car c’est en vérité le rôle de chaque conseiller municipal : contrôler les actions de l’exécutif, garantir que l’intérêt général des Grégamistes est à chaque fois le critère de choix de ses décisions et enfin l’éthique et la probité de l’ensemble des élus.
Elle menace aujourd’hui à travers une prise de parole dans les colonnes des journaux locaux en date du 2 mai dernier, de porter plainte pour diffamation. C’est une ficelle un peu trop grosse de vouloir bâillonner son opposition par des menaces de judiciarisation, alors que l’enceinte du conseil municipal est justement là pour mettre la lumière sur toutes les décisions et les pratiques municipales. Il n’y a aucun procès d’intention quand des élus minoritaires demandent de la transparence, de la précision et des engagements du premier magistrat de la commune.
Elle n’est victime d’aucune diffamation, juste de son manque de transparence et du fait qu’elle ne semble pas avoir intégré le droit d’interpellation de son opposition.
Pour notre part nous continuons de nous inscrire dans une démarche constructive et d’être force de propositions au service de tous les habitants de Grand-Champ.

Christine Royer – tête de liste
Groupe minorité – Artisans du Changement
Commune de Grand-Champ