Les finances de Grand-Champ : ce que vous devez savoir

Par Patricia Picot, contrôleur financier, et Émilie Le Mouël, comptable en collectivité territoriale


3 chiffres pour tout comprendre

La situation financière d’une commune peut sembler complexe. Mais comprendre trois indicateurs clés permet déjà de saisir les grands enjeux à Grand-Champ.

C’est le double de la normale L’endettement est fort, c’est indéniable.

C’est le nombre d’années nécessaires pour rembourser la dette si l’on y consacrait toutes les ressources disponibles. Au delà de 12 ans, on est dans le rouge. La dette de Grand-Champ est donc lourde, mais elle reste soutenable si on la gère avec vigilance.

C’est ce qu’il reste pour investir une fois toutes les charges de fonctionnement réglées (salaires, etc.), et avant de recourir à l’emprunt. C’est une situation fragile — plus fragile que celle des communes voisines.

En 2007, Grand-Champ souscrit un emprunt structuré. Une erreur — mais une erreur partagée par des milliers de communes, de départements, de régions, d’hôpitaux et de maisons de retraite à travers toute la France.

Cette année-là, l’État met en place un fonds de soutien de plusieurs milliards d’euros pour aider les collectivités ayant contracté ces fameux « emprunts toxiques ». Dans le Morbihan, seules deux communes refusent ce soutien et choisissent d’aller au contentieux contre l’Etat : Grand-Champ (mandature Y. Bleunven) et Quiberon.

Pari risqué, qui sera perdu. Après des années de procédure, les intérêts de retard seront très élevés, et la dette ne sera finalement restructurée qu’en 2021— sans l’aide de l’État.

Résultat : l’emprunt initial de 3,7 millions d’euros en 2007 représente aujourd’hui une dette restructurée de 7,5 millions d’euros, à taux fixe, sur 30 ans. Nous n’en verrons le bout qu’en 2051.

Notre plan d’action

Face à cette situation, nous proposons une approche en trois temps.

  • Un audit financier complet et transparent. Le rapport de la Chambre Régionale des Comptes relève des incohérences dans les périmètres budgétaires, ou encore des budgets rendus illisibles. Il faudra donc commencer par établir un état des lieux honnête de l’ensemble des budgets de la commune. Ce travail sera conduit en toute indépendance, et ses résultats communiqués de façon claire et accessible à tous les Grégamistes.
  • Des plans pluriannuels fiables. L’audit permettra d’établir un plan d’investissements et de fonctionnement cohérent, ajusté aux besoins réels de la commune et aux projets définis en collaboration avec les habitants.
  • Nous nous engageons à une gestion rigoureuse des deniers publics : pas de dépenses somptuaires, des projets calibrés pour cesser les études coûteuses et inutiles. Nous nous engageons également à réduire les indemnités des élus. Les fonds ainsi dégagés — entre 30 000 et 50 000 euros par an — alimenteront des budgets participatifs, pour permettre aux Grégamistes de porter leurs propres projets.

Pour les artisans du changement, la transparence n’est pas un slogan : cest une méthode.

Un commentaire

  1. A L’ATTENTION DE ROBERT LE BODIC !

    L’investissement municipal a été rendu quasi impossible par Yves BLEUNVEN par sa manière d’envisager la vie municipale et le peu d’importance qu’il accorde à l’expression démocratique.
    Telle une chambre d’enregistrement, le débat municipal, même dans son propre groupe est apparu inerte, sans le dynamisme qu’on est en droit d’attendre d’une vie démocratique moderne, alors que l’évolution actuelle de l’engagement politique promeut l’échange, le débat et la participation de tous à la vie citoyenne.
    C’est une vision éculée de la parole d’un seul, face à ses contradictions et ses ambitions de destin politique, qui surplombe et éteint tout vie au sein d’une assemblée.

    Soit assuré ainsi que ceux qui t’accompagnent de mon soutien les 15 & 22 mars prochains.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *