Par Patricia Picot, contrôleur financier, et Émilie Le Mouël, comptable en collectivité territoriale
3 chiffres pour tout comprendre
La situation financière d’une commune peut sembler complexe. Mais comprendre trois indicateurs clés permet déjà de saisir les grands enjeux à Grand-Champ.
1. Une dette de 10 millions d’euros — soit 1 600 € par habitant
C’est le double de la normale L’endettement est fort, c’est indéniable.
2. Une capacité de désendettement de 10 ans
C’est le nombre d’années nécessaires pour rembourser la dette si l’on y consacrait toutes les ressources disponibles. Au delà de 12 ans, on est dans le rouge. La dette de Grand-Champ est donc lourde, mais elle reste soutenable si on la gère avec vigilance.
3. Une capacité d’autofinancement d’environ 1 million d’euros par an
C’est ce qu’il reste pour investir une fois toutes les charges de fonctionnement réglées (salaires, etc.), et avant de recourir à l’emprunt. C’est une situation fragile — plus fragile que celle des communes voisines.
Mais comment en est-on arrivé là ?
En 2007, Grand-Champ souscrit un emprunt structuré. Une erreur — mais une erreur partagée par des milliers de communes, de départements, de régions, d’hôpitaux et de maisons de retraite à travers toute la France.
La date clé à retenir : 2015.
Cette année-là, l’État met en place un fonds de soutien de plusieurs milliards d’euros pour aider les collectivités ayant contracté ces fameux « emprunts toxiques ». Dans le Morbihan, seules deux communes refusent ce soutien et choisissent d’aller au contentieux contre l’Etat : Grand-Champ (mandature Y. Bleunven) et Quiberon.
Pari risqué, qui sera perdu. Après des années de procédure, les intérêts de retard seront très élevés, et la dette ne sera finalement restructurée qu’en 2021— sans l’aide de l’État.
Résultat : l’emprunt initial de 3,7 millions d’euros en 2007 représente aujourd’hui une dette restructurée de 7,5 millions d’euros, à taux fixe, sur 30 ans. Nous n’en verrons le bout qu’en 2051.
Notre plan d’action
Face à cette situation, nous proposons une approche en trois temps.
Pour les artisans du changement, la transparence n’est pas un slogan : c‘est une méthode.
A L’ATTENTION DE ROBERT LE BODIC !
L’investissement municipal a été rendu quasi impossible par Yves BLEUNVEN par sa manière d’envisager la vie municipale et le peu d’importance qu’il accorde à l’expression démocratique.
Telle une chambre d’enregistrement, le débat municipal, même dans son propre groupe est apparu inerte, sans le dynamisme qu’on est en droit d’attendre d’une vie démocratique moderne, alors que l’évolution actuelle de l’engagement politique promeut l’échange, le débat et la participation de tous à la vie citoyenne.
C’est une vision éculée de la parole d’un seul, face à ses contradictions et ses ambitions de destin politique, qui surplombe et éteint tout vie au sein d’une assemblée.
Soit assuré ainsi que ceux qui t’accompagnent de mon soutien les 15 & 22 mars prochains.